Liberté et responsabilité: deux concepts fondamentaux

Publiée le 10 mai 2016

21 août 2009

 

En haut de la page d’accueil de mon blogue, vous pouvez lire deux mots: «liberté» et «responsabilité».

Ce sont les deux notions les plus importantes de ma philosophie politique.

Je considère que la liberté et la responsabilité sont les fondements d’une société pacifique et prospère. Elles sont les conditions nécessaires à l’ordre social et aux progrès. Elles sont la base sur laquelle repose la civilisation.

Ceux d’entre vous qui me connaissent m’ont souvent entendu parler de liberté individuelle et de libre marché.

Dans un récent message vidéo sur les notions idéologiques de gauche et de droite, je précisais que lorsque nous débattons d’une question de politique publique, les alternatives qui s’offrent à nous sont généralement que le gouvernement intervienne davantage par l’entremise de réglementation ou de programmes de dépense; ou bien qu’il laisse les individus libres de coopérer entre eux pour trouver une solution.

J’ai souvent remarqué que certaines personnes ont peur de la liberté parce qu’elles craignent ses conséquences. Elles s’imaginent que si on laisse les gens libres de faire ce qu’ils veulent, on va se retrouver dans une sorte de «free for all» où n’importe qui pourra faire n’importe quoi. Par exemple, les gens seront libres de voler, de polluer, ou d’avoir des comportements dangereux qui causeront du trouble à tous les autres.

En un mot, ces personnes ont peur d’être les victimes de la liberté des autres. Elles pensent que ce sont elles qui subiront les conséquences des actions des autres.

Mais ce n’est pas ça la liberté. Dans une société libre, il existe toujours des règles de base qui protègent la liberté et la propriété de tout le monde.

Vous êtes libre de faire ce que vous voulez avec votre propre personne et vos propres biens. Mais votre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Ce que vous faites ne doit avoir aucune répercussion négative sur les autres ou sur leur propriété à moins d’avoir une entente préalable.

La liberté, ça ne veut pas dire que vous pouvez faire ce que vous voulez et en faire porter les conséquences au reste de la société. Au contraire, être libre implique nécessairement que vous devez être responsable de vos actions.

Voilà un aspect dont il faut absolument tenir compte quand on parle d’intervention de l’État. Idéalement, les gouvernements devraient intervenir le moins possible, de façon à ce que les individus soient libres d’agir comme ils le souhaitent. Mais les gouvernements devraient aussi protéger les droits et la propriété de tous les citoyens, et faire respecter les ententes et les contrats.

Surtout, ils ne doivent rien faire qui permettrait aux individus d’éviter les conséquences de leurs actions. Par exemple, dans un monde idéal, les gouvernements ne devraient pas renflouer ceux qui ont pris de mauvaises décisions d’affaires. Ils ne devraient pas servir d’assurance collective pour tous ceux qui ont pris des risques trop grands. Ils ne devraient pas, comme c’est souvent le cas de nos jours, privatiser les profits et nationaliser les pertes.

Si tout le monde comprenait cela, la liberté ferait peut-être moins peur, et on comprendrait mieux son importance fondamentale.

Je crois que les Canadiens sont des gens intelligents et responsables à qui on peut faire confiance. Ils savent mieux que nous les politiciens et les bureaucrates à Ottawa ce qui est bon pour eux.

Je vous laisse sur une excellente citation du grand économiste et philosophe Friedrich Hayek: «La liberté ne signifie pas seulement qu’une personne a le droit de choisir et qu’elle porte le fardeau de ses choix, mais aussi qu’elle doit assumer les conséquences de ses actes, pour lesquels elle sera félicitée ou blâmée. Liberté et responsabilité sont indissociables.»

Merci et à très bientôt.