Discours par l’honorable Maxime Bernier, CP, député

2016-05-14

LANCEMENT DE CAMPAGNE
STE-MARIE, QUÉBEC

 

DIMANCHE LE 15 MAI 2016

 

LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI 

(Les passages en italiques ont été prononcés en anglais dans la version parlée)

 

Chers amis,

Chers amis de la Beauce,

Chers amis d’ailleurs qui sont venus se joindre à nous aujourd’hui,

Chers amis de partout au Canada qui nous regardent sur Internet.

 

J’entreprends aujourd’hui, avec vous, la course la plus importante de ma vie!

 

Vous le savez, je suis un coureur. C’est une de mes passions.

 

Ma première course en politique, je l’ai entreprise il y a plus de dix ans déjà, le 6 décembre 2005. Quand j’ai annoncé que j’allais me porter candidat sous la bannière conservatrice pour représenter les Beaucerons au Parlement fédéral.

 

Vous m’avez fait confiance. Vous m’avez élu, et réélu, avec des majorités parmi les plus fortes au Canada. C’est vous, les Beaucerons, qui m’avez donné mon élan!

 

Oui, je suis quelqu’un qui aime faire la course! Il y a trois ans, avec l’aide de nombreux bénévoles qui sont dans cette salle aujourd’hui, nous avons organisé la Grande Traversée de la Beauce. J’ai couru 107 kilomètres en 13 heures du sud au nord de cette magnifique circonscription. Nous avons levé 165 000 $ pour notre banque alimentaire locale. C’est ça l’esprit de la Beauce!

 

Vous êtes ceux qui m’ont appuyé tout au long du parcours, dans chaque ville et village, même lorsque je n’étais pas certain de pouvoir me rendre jusqu’au bout. Et vous êtes ceux qui m’ont appuyé dans les bons et les difficiles moments au cours des dix dernières années. Je n’aurai rien pu réaliser à Ottawa sans vous.

 

La Beauce, ce sont des gens qui se prennent en main. La Beauce, c’est un pays de bâtisseurs, un pays d’entrepreneurs.

 

Ce sont les valeurs beauceronnes d’indépendance, d’intégrité, d’esprit d’entreprise, qui m’ont donné la force morale pour toujours aller de l’avant. Des valeurs universelles que j’ai apprises en grandissant ici, que j’ai défendues à Ottawa.

 

 

C’est ici que j’ai obtenu mon premier élan en me lançant en politique. Aujourd’hui, j’entreprends la plus importante course de ma vie. On pourrait appeler ça la Grande Traversée du Canada! Pour obtenir des appuis à une nouvelle vision de l’avenir de ce pays.

 

Une course importante est un travail d’équipe. Pour réussir, un coureur a besoin de l’appui physique et psychologique de plusieurs personnes.

 

C’est pourquoi, encore une fois, j’ai besoin de vous. Vous, mes amis et ma famille dans cette salle. Vous, Jacques et John, mes coprésidents de campagne. Toi, Alex, qui préside mon comité de levée de fonds. Vous tous, mon équipe et mes bénévoles qui s’activent déjà dans toutes les provinces. Vous aussi, les supporters conservateurs dans chaque ville et village à travers le pays que j’irai visiter au cours de l’année qui vient.

 

Depuis dix ans, j’ai cogné à presque toutes les portes, dans tous les coins de la Beauce, même en dehors des campagnes électorales. Pour vous connaître, pour comprendre vos préoccupations, pour mieux vous représenter au Parlement.

 

Au cours des douze prochains mois, je vais rencontrer le plus grand nombre de Canadiens possible, de toutes les régions du pays. Sauf que, des portes, il y en a pas mal plus au Canada! Je vais être moins présent que je le voudrais ici, chez nous. J’aurai besoin de tout votre appui. Êtes-vous prêt pour la prochaine étape de cette course?

 

Quelle est cette nouvelle vision de l’avenir du Canada que je veux partager avec les Canadiens, quand je traverserai le pays? Elle s’appuie sur quatre principes fondamentaux : la liberté et la responsabilité, l’équité et le respect.

 

La vision du Canada que je veux partager avec tous les Canadiens que je vais rencontrer au cours des prochains mois, c’est une vision basée sur quatre principes fondamentaux : la liberté et la responsabilité, l’équité et le respect.

 

La liberté est la valeur conservatrice fondamentale qui nous réunit ici aujourd’hui. La liberté n’est rien de moins que le fondement de notre civilisation. Ce n’est que dans les sociétés libres qu’on retrouve la dignité humaine et l’égalité des droits, le pluralisme social et le dynamisme cultural, le progrès scientifique et la prospérité économique.

 

Ce qui a fait du Canada un pays prospère et un endroit où il fait bon vivre, un pays où veulent venir s’installer des immigrants de partout dans le monde, c’est que nous sommes l’une des sociétés les plus libres au monde depuis un siècle et demi.

 

Certaines personnes craignent la liberté parce qu’elles croient que ça signifie qu’on peut faire tout ce qu’on veut. Mais la liberté, ce n’est pas ça. Pour être libre, il faut aussi être responsable de ses actes et respecter la liberté des autres.

 

La liberté et la responsabilité sont des principes indissociables. La liberté, c’est la valeur fondamentale qui nous unit, nous les conservateurs. C’est le fondement de notre civilisation. C’est ce qui a fait du Canada l’un des pays les plus prospères de la planète.

 

Malheureusement, l’État n’arrête pas de grossir et de réduire notre liberté. Nous travaillons six mois par année pour nourrir tous les paliers de gouvernement. Et ce n’est pas suffisant pour le gouvernement irresponsable de Justin Trudeau, qui va endetter les générations futures de 110 milliards de dollars au cours des prochaines années pour payer ses nouvelles dépenses, même si nous ne sommes pas en récession.

 

L’État continue de grossir, alors que notre liberté s’amenuise. On peut à peine faire quoi que ce soit aujourd’hui sans demander la permission d’un fonctionnaire, comme si nous étions des enfants irresponsables.

 

De nos jours, l’État contrôle près de la moitié de toute l’activité économique. La moitié de vos salaires disparaissent en taxes et impôts. Vous travaillez presque six mois par année pour financer les dépenses des gouvernements fédéral, provincial et municipal.

 

L’État est devenu tellement gros qu’il doit forcer les générations futures à payer pour ses programmes actuels, même lorsque nous ne sommes pas en récession. Le nouveau gouvernement libéral à Ottawa devra emprunter 110 milliards de dollars au cours des prochaines années pour financer ses nouvelles dépenses. Et le pire, c’est que ce gouvernement en est fier! Ils sont fiers de leurs décisions irresponsables!

 

Un gros gouvernement, c’est un gouvernement qui réduit notre liberté et qui nous traite comme des enfants irresponsables.

 

Un gros gouvernement, c’est un gouvernement qui est lui-même irresponsable et qui dépenses de l’argent qu’il n’a pas.

 

Il y a cinq partis représentés au Parlement canadien. Quatre croient que l’État devrait grossir davantage. Il n’y en a qu’un seul, le Parti conservateur, notre parti, qui vous fait confiance pour prendre votre vie en main.

 

Un autre problème d’un gros gouvernement, c’est qu’il fondamentalement, irrémédiablement inéquitable.

 

Laissez-moi vous donnez une série de raisons pourquoi un gros gouvernement, c’est aussi un gouvernement qui n’est pas équitable, un gouvernement qui est injuste.

 

Un gros gouvernement prend l’argent d’un petit entrepreneur ici à Ste-Marie-de-Beauce pour le donner à une grosse entreprise dirigée par des millionnaires qui a les moyens de se payer des lobbyistes à Ottawa? Est-ce que c’est équitable, ça?

 

Un gros gouvernement force les citoyens à se contenter de services publics inefficaces en empêchant l’émergence d’alternatives privées. Est-ce que c’est équitable, ça?

 

Un gros gouvernement oblige les consommateurs à payer plus pour leurs biens et services en protégeant des industries de la concurrence et en créant des barrières au commerce. Est-ce que c’est équitable, ça?

 

Un gros gouvernement éteint les rêves des jeunes entrepreneurs et l’émergence d’initiatives privées en érigeant des barrières et en rendant l’accès au capital plus difficile. Est-ce que c’est équitable, ça?

 

Un gros gouvernement réduit les opportunités pour tous en brimant la création d’emplois avec des impôts excessifs et une réglementation trop lourde. Est-ce que c’est équitable, ça?

 

Plus un gouvernement prétend résoudre les problèmes avec des politiques imprudentes, plus il crée d’injustices, d’inégalités et d’iniquités.

 

Un gouvernement qui piétine nos libertés, un gouvernement qui dépense notre argent de façon irresponsable, un gouvernement qui nous traite de façon inéquitable, c’est un gouvernement qui ne nous respecte pas. Le minimum auquel on devrait s’attendre de la part de notre gouvernement, c’est qu’il nous respecte!

 

L’autre principe fondamental dont je veux discuter avec les Canada, durant mes déplacements à travers le pays au cours des 12 prochains mois, est le respect.

 

Les libéraux veulent créer un nouveau programme, une nouvelle réglementation ou une nouvelle taxe pour solutionner chaque problème. Ils croient qu’ils ont une solution à tout, et ils veulent décider ce qui est bon pour nous avec notre propre argent.

 

Ce que je veux offrir aux Canadiens, c’est un gouvernement qui respecte les choix qu’ils font. Un gouvernement qui réduira les dépenses et permettra aux Canadiens de faire leurs propres choix.

 

Les libéraux veulent augmenter la taille de l’État, et la taille de la dette publique. Ils veulent que vos enfants, et vos petits-enfants, paient pour leurs décisions irresponsables.

 

Ce que je veux offrir, c’est un gouvernement qui respectera les contribuables, qui respectera les générations futures. Un gouvernement qui éliminera le déficit, qui remboursera la dette et qui réduira les impôts de tout le monde.

 

Les libéraux veulent intervenir dans la santé, dans l’éducation, dans les infrastructures municipales. Leur vision du Canada est que tout devrait être contrôlé d’Ottawa.

 

Ce que je veux offrir, c’est un gouvernement qui respecte la Constitution, qui respecte la division des pouvoirs, qui respecte les provinces. Un gouvernement qui respecte notre histoire et notre diversité.

 

Imaginez un pays où ces principes de liberté, de responsabilité, d’équité et de respect sont la base de toutes les décisions politiques. C’est pour cet idéal que je vais me battre, avec passion et conviction.

 

Nous avons les meilleures idées. Nous avons les meilleures solutions pour faire du Canada un pays plus libre et plus prospère. Nous devons les défendre ouvertement, avec passion et avec conviction.

 

Je sais que je peux convaincre une majorité de conservateurs, et une majorité de Canadiens, d’appuyer cette vision. C’est ce que je ferai au cours des 12 prochains mois. C’est pour cette raison que je veux devenir chef du Parti conservateur.

 

Mes amis, ma prochaine course va démarrer. On attache nos lacets comme il faut! Ça va être long et difficile. Mais je sais que nous pouvons y arriver. J’ai besoin de vous pour me donner un nouvel élan. Un élan qui va me porter à travers tout le pays, jusqu’au fil d’arrivée. Avec la victoire dans les mains.

 

Allons-y! 


 

Fichiers :
Discours de lancement de campagne (française)
Discours de lancement de campagne (version bilingue / bilingual version)