Rendre le transport aérien plus compétitif et moins cher pour les voyageurs canadiens

Déclaration : Rendre le transport aérien plus compétitif et moins cher pour les voyageurs canadiens

 

Maxime Bernier, candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada

Ottawa, 3 août 2016

 

 

Le Canada est le deuxième plus grand pays au monde. Ses villes et ses communautés sont très dispersées. Certaines d’entre elles, dans le Nord, ne peuvent être atteintes que par avion. Le transport aérien joue un rôle crucial en nous réunissant et en nous rendant le monde accessible.

 

Ayant été ministre d’État au Tourisme pendant quatre ans, je suis très conscient de l’importance du transport aérien pour l’industrie du tourisme. Je sais aussi à quel point c’est important pour les Canadiens d’obtenir le meilleur prix et le meilleur service possible lorsqu’ils visitent des membres de leur famille dans une autre province, ou quand ils partent en vacances dans un autre pays.

 

En 2014, l’industrie du transport aérien a servi 125 millions de passagers. Elle emploie directement plus de 140 000 Canadiens.

 

Le Canada a une industrie du transport aérien relativement forte et de bonnes infrastructures. Mais comme beaucoup d’autres secteurs de notre économie, comme les télécommunications ou la gestion de l’offre dans le secteur agricole, elle souffre d’un manque de concurrence et de prix trop élevés.

 

En termes de compétitivité des coûts, le Canada est au bas-fond du classement du Forum économique mondial, se classant 124e sur 141 pays. L’aéroport Pearson à Toronto est le quatrième au monde où il coûte le plus cher pour atterrir.

 

Beaucoup de Canadiens ne prennent pas l’avion, ou le font rarement, parce qu’ils trouvent cela trop cher. Beaucoup d’autres traversent la frontière afin de prendre l’avion à partir d’un aéroport américain parce que c’est moins cher là-bas. Tolérer une telle situation dénote un manque de respect envers les consommateurs canadiens.

 

Ma campagne est basée sur les quatre thèmes de la liberté, la responsabilité, l’équité et le respect. Si je suis élu chef du Parti conservateur du Canada et, ultimement, premier ministre du Canada, je supprimerai la réglementation non nécessaire et les taxes excessives, j’ouvrirai ce secteur à la concurrence et j’encouragerai davantage d’investissements.

 

En d’autres termes, je vais laisser les entrepreneurs et le libre marché jouer pleinement leurs rôles afin d’apporter plus d’options, de meilleurs services et des prix plus bas pour les consommateurs.

 

Nous devons réformer plusieurs aspects de l’industrie afin d’apporter ces changements.

 

Premièrement, la principale raison pour laquelle le prix des billets est si élevé au Canada est que le gouvernement fédéral continue de traiter les aéroports comme des vaches à lait qu’il faut traire le plus possible.

 

Durant les années 1990, Ottawa a transféré la gestion de 26 aéroports à des administrations aéroportuaires à but non lucratif. Cependant, le gouvernement a conservé la propriété des terres et des immobilisations, et depuis, n’a cessé d’imposer un loyer excessif aux aéroports.

 

Selon le Rapport de l’Examen de la Loi sur les transports au Canada, soumis en février dernier par l’honorable David Emerson, Ottawa a encaissé environ 5 milliards $ en frais de loyer d’aéroport depuis 1992. Ceci est bien au-delà de la valeur des actifs transférés, même si Ottawa n’investit aucunement dans ces aéroports. Ces frais de loyer peuvent représenter jusqu’à 30 % du budget de fonctionnement d’un aéroport, des coûts qui sont bien sûr transmis aux voyageurs.

 

De plus, des frais de sécurité allant jusqu’à 25 $ par passager dépassent le coût réel des contrôles de sécurité de 18 pour cent en moyenne chaque année, et cela depuis plusieurs années. Encore une fois, au lieu de payer pour un service, les voyageurs sont pénalisés par une taxe injustifiée.

 

Voilà pourquoi je veux abolir les loyers, privatiser les aéroports, et les traiter comme toute autre entreprise, ce qui réduira les coûts et encouragera les investissements.

 

Les aéroports privés sont le modèle qui prédomine ailleurs dans le monde. C’est la solution du gros bon sens pour cesser de pénaliser le transport aérien et remettre de l’argent dans l’une de nos industries les plus importantes et dans le portefeuille des consommateurs.

 

Une deuxième réforme qui aidera considérablement l’industrie et les voyageurs est de relever les limites de propriété étrangère des compagnies aériennes canadiennes. Avec la limite actuelle de 25 %, le Canada est parmi les pays développés qui sont les moins accueillants envers les investisseurs étrangers. De plus, nous sommes également le seul grand marché dans le monde non desservi par des compagnies aériennes à très bas prix, parce qu’elles ne peuvent pas obtenir le financement nécessaire au Canada.

 

Deux nouveaux transporteurs à très bas prix, soutenus par des investisseurs européens et américains, Enerjet et Jetlines, ont demandé au ministre des Transports d’augmenter la limite de propriété étrangère 49 %. Ils veulent pouvoir servir de plus petits aéroports tels que Hamilton, Québec, Halifax, ou Edmonton, qui sont mal desservis et où il n’y a que très peu de concurrence. Le ministre n’a pas encore répondu. Cette situation est inéquitable pour les Canadiens qui vivent dans ces villes et ces régions.

 

Voilà pourquoi je supprimerais la limite de 25 %. Mais pourquoi arrêter à 49 % ? L’Australie et la Nouvelle-Zélande permettent 100 % de propriété étrangère pour les compagnies aériennes qui exploitent des services domestiques. Si les investisseurs étrangers ont suffisamment confiance dans notre économie pour établir un nouveau service de transport aérien, nous devrions les accueillir à bras ouverts, eux et la concurrence qu’ils apportent.

 

Une troisième façon d’aider les consommateurs est de permettre à Porter Airlines d’opérer des jets à partir de l’Aéroport Billy Bishop de Toronto. Le ministre libéral des Transports a annoncé en novembre dernier qu’il ne le permettrait pas. Voilà une décision irresponsable et injustifiée.

 

Porter avait prévu d’offrir de nouvelles destinations telles que Vancouver, la Californie et les Caraïbes à l’aide d’avions CSeries, qui ont une portée plus longue que les avions à hélices de sa flotte actuelle. Il faudrait permettre à Porter d’aller de l’avant avec son plan, car cela augmenterait la concurrence et ferait baisser les prix pour tout le monde qui veut aller ou partir de Toronto.

 

Une quatrième initiative importante pour le Canada serait de conclure davantage d’accords bilatéraux de « ciels ouverts » avec d’autres pays de manière à augmenter le nombre de vols entre les villes canadiennes et les destinations étrangères.

 

Comme le rapport Emerson le note, la politique du Canada a surtout visé jusqu’à présent à protéger Air Canada et WestJet d’une trop grande concurrence sur les liaisons internationales. À cause de cela, les Canadiens ont moins d’options lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Cela contraste avec les politiques de la plupart des autres pays développés, où on a accordé un rôle plus important à l’intérêt des consommateurs. Voilà pourquoi je veux mettre de l’avant un véritable plan en faveur davantage d’accord de « ciels ouverts ». Il est temps de faire passer l’intérêt des consommateurs en premier.

 

Ces réformes sont des moyens simples et effifaces pour libérer l’industrie canadienne du transport aérien; pour être équitable envers les voyageurs canadiens qui vivent dans des zones qui sont actuellement mal desservies; et pour faire preuve de respect envers les consommateurs canadiens qui sont forcés, à cause de mauvaises politiques, de payer des prix beaucoup trop élevés.

 

Si je deviens chef du Parti conservateur et premier ministre, je vais mettre en œuvre ces réformes. Elles sont en conformité avec la résolution visant à « présenter et promouvoir activement un nouveau cadre pour une concurrence aérienne nationale et étrangère accrue au Canada » proposée par l’Association conservatrice de Vancouver-Centre et adoptée lors du congrès du parti en mai dernier.

 

Merci.