Libérez le sirop d'érable!

Publiée le 21 février 2018

J’ai reçu cette semaine une mise en demeure de la part de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec concernant un message que j’ai envoyé il y a quelques jours à mes supporters et qui a été publié sur ma page Facebook.

Dans ce message, je dénonçais les agissements du cartel du sirop d’érable et j'expliquais comment cette organisation persécute des producteurs honnêtes et courageux comme Angèle Grenier, une productrice de Beauce condamnée à payer 300 000 $ d’amende parce qu’elle a vendu son sirop directement à un acheteur du Nouveau-Brunswick sans passer par l’office de mise en marché de la Fédération.

L’avocat de la Fédération, Louis Coallier, me demande de m’excuser pour avoir écrit que ce ne sont pas les producteurs comme Mme Grenier qui sont des hors-la-loi, mais plutôt que « de mon point de vue, ce sont eux les hors-la-loi ».

Il me demande également de retirer cette affirmation de ma page Facebook avec une mention à l’effet qu’elle est non fondée, non supportée par les décisions judiciaires rendues au Canada.

Je m’excuse donc à la Fédération d’avoir laissé entendre que ses agissements sont hors-la-loi, ce qui est inexact.

En effet, et j’en suis bien conscient, le pouvoir exercé par la Fédération est tout à fait légal et supporté par les décisions judiciaires rendues au Canada.

C’est justement ça le problème.

Alors que les cartels sont normalement interdits dans la presque totalité des secteurs de l'économie, nos gouvernements ont donné le pouvoir à celui-ci et à certains autres de contrôler la production et de persécuter les producteurs qui refusent de se conformer à ses diktats.

Je me suis mal exprimé en laissant entendre que la Fédération est hors-la-loi. Ce que je voulais dire, et ce qui remplacera la phrase contentieuse dans mon message originel, c’est que de mon point de vue, la loi devrait être modifiée de façon à ce que ce soit la Fédération, et non des gens comme Angèle Grenier, qui soit considérée comme hors-la-loi. Dans une société libre en effet, de telles organisations contrôlantes et autoritaires ne devraient pas exister.

Je vais poursuivre mon combat pour qu’un jour, la loi change et qu’elles soient abolies.

Si vous êtes d’accord avec moi, laissez-le savoir en m’appuyant.

Merci,
Maxime