Maxime Bernier FR

LIBRE-ÉCHANGE AVEC LA CHINE

LIBRE-ÉCHANGE AVEC LA CHINE

Déclaration de Maxime Bernier

sur le libre-échange Canada-Chine

 

Ottawa, le 18 juillet 2017

 

Bonjour, comme vous le savez certainement, l’un des principes fondamentaux de ma campagne à la chefferie est la liberté.

 

Les conservateurs croient que le libre marché est le fondement de la prospérité. C’est également la base de l’avancement technologique et sociétal.

 

Il n’y a pas meilleure démonstration de ce principe que dans l’impact que le libre-échange a eu sur le monde. Tant en termes d’amélioration des résultats économiques que d’accroissement de la liberté.

 

Les conservateurs ont toujours eu un solide bilan en matière de  libre-échange. Les conservateurs ont négocié l’historique Accord de libre-échange nord-américain.

 

Lorsque le premier ministre Stephen Harper a été élu en tant que premier ministre, le Canada avait des ententes de libre-échange avec cinq pays. Après son mandat, le Canada avait conclu des ententes avec 51 pays.

 

Pour que l’économie du Canada connaisse une bonne croissance, nous devons développer nos relations commerciales. Nous ne pouvons plus compter uniquement sur nos liens avec les États-Unis.

 

Voilà pourquoi notre gouvernement a signé des accords de libre-échange avec l’Union européenne et le Partenariat Trans-Pacifique. De toute évidence, le gouvernement Trudeau doit cesser de toujours reporter à plus tard, et plutôt ratifier ces accords.

 

Il faut faire davantage pour élargir la portée économique mondiale du Canada.

 

Selon le Fonds monétaire international, la Chine a dépassé les États-Unis en tant que plus grande économie du monde.

 

Je suis heureux de faire partie d’un gouvernement conservateur qui a reconnu cette tendance et a adopté plusieurs mesures visant à approfondir nos relations avec ce marché.

 

Notre gouvernement conservateur a réalisé :

 

La première plaque tournante pour les transactions en monnaie chinoise dans les Amériques ;

 

Un accord qui constitue la base juridique pour la protection des investissements canadiens dans le marché chinois ;

 

L’« Étude sur les complémentarités économiques du Canada et de la Chine », qui est la feuille de route initiale pour le lancement de négociations de libre-échange ;

 

Assurer les ventes d’uranium de la Saskatchewan sur le marché chinois ;

 

Permettre aux ressortissants chinois de voyager au Canada pour les loisirs et permettre aux entreprises touristiques canadiennes de faire la publicité en Chine; et

 

Élargir l’accès à ce marché pour les produits du bœuf canadiens.

 

Aujourd’hui, la Chine nous invite ouvertement à débuter des négociations de libre-échange. C’est une opportunité qu’il ne faut pas manquer.

 

Le premier ministre Trudeau a décidé d’adopter une approche timide envers le commerce avec la Chine. Cela ne nous aidera pas à construire l’économie du Canada.

 

Un engagement audacieux – contrairement à un engagement timide – consisterait à lancer des négociations de libre-échange maintenant.

 

Dans le cas contraire, les exportations canadiennes vers la Chine continueront d’être soumises à des tarifs dans tous les secteurs. Nos concurrents auront accès au marché chinois sans barrière tarifaire et remplaceront les produits canadiens.

 

Le producteur de porc du Québec continuera d’être confronté à un mur tarifaire et ses produits seront hors de prix sur le marché chinois par rapport au porc australien.

 

Et cela s’applique à tous les secteurs, que ce soit le producteur de bœuf de l’Alberta, la compagnie de haute technologie de l’Ontario, ou l’exportateur de minerai du Yukon.

 

Les consommateurs canadiens seront également confrontés à des prix plus élevés sur les marchandises importées de la Chine.

 

Ceci est particulièrement préoccupant pour les familles à faible revenu qui achètent un pourcentage plus élevé des marchandises importées de la Chine.

 

Les importations à prix compétitifs profitent non seulement aux consommateurs sur le plan du commerce au détail, mais elles réduisent également les coûts des intrants pour le secteur manufacturier canadien et rendent notre économie plus compétitive.

 

Les avantages du libre-échange expliquent pourquoi des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et l’Islande ont conclu des accords de libre-échange avec la Chine.

 

C’est aussi la raison pour laquelle des pays comme Israël et la Norvège sont actuellement en négociations de libre-échange.

 

Si je suis élu chef du Parti conservateur du Canada et ultimement premier ministre, l’un de mes objectifs sera de favoriser le développement du commerce.

 

Tout d’abord, je vais prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que le Partenariat transpacifique et l’Accord économique et commercial global soient ratifiés immédiatement.

 

Je vais accélérer les négociations en cours pour un accord de libre-échange Canada-Inde, et veillerai à ce que des négociations de libre-échange soient lancées avec la Grande-Bretagne.

 

La pierre angulaire de mon plan pour le commerce sera de lancer immédiatement des négociations formelles avec la Chine pour obtenir un accord de libre-échange Canada-Chine.

 

On estime qu’un Accord de libre-échange Canada-Chine accroîtrait les exportations canadiennes de 7,7 milliards $ par année, augmenterait le revenu des ménages canadiens de 5,7 milliards $ par année, et créerait 25 000 emplois bien rémunérés au Canada.

 

Il ouvrirait également la voie à de plus profondes relations entre nos deux peuples ce qui est important pour de nombreux Canadiens, en particulier pour ceux d’origine sino-canadienne.

 

Bien sûr, nous ne signerions pas d’accord sans qu’il y ait des règles strictes pour faire en sorte que le gouvernement chinois n’érigera pas d’obstacles indirects qui contredisent l’esprit du libre-échange. Tout accord doit être clairement dans l’intérêt national du Canada.

 

Ces négociations seront difficiles — mais les conservateurs savent comment négocier des accords de libre-échange.

 

De nombreux Canadiens, et de nombreux conservateurs, moi y compris, demeurent préoccupés par le bilan de la Chine sur le plan de la primauté du droit, du travail, de l’environnement, de ses relations avec ses voisins asiatiques, et des droits de la personne.

 

Bien qu’il n’y ait pas de réponses faciles pour résoudre ces problèmes d’un coup de baguette magique, un désengagement ou un engagement timide avec la Chine ne donnera pas aux Canadiens une voix crédible pour parler de réforme et de progrès sur ces questions.

 

Un engagement soutenu permettra au Canada de travailler de manière plus constructive avec la Chine pour répondre à ces préoccupations.

 

Les droits de la personne seront mieux servis par des discussions avec un partenaire que les Chinois prennent au sérieux parce que leur succès est lié à notre succès.

 

Nos échanges commerciaux avec les Chinois représentent déjà des dizaines de milliards de dollars chaque année. Nous pouvons soit approfondir cette relation et en tirer profit, soit perdre une opportunité et laisser le reste du monde en profiter.

 

Plus tôt cette année, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a pris la position audacieuse de soutenir le libre-échange avec la Chine – et il a été soutenu par tous les premiers ministres de l’Ouest canadien.

 

C’est une position de principe qui est soutenu par les conservateurs de principe.

 

Parce qu’en fin de compte, plus de libre-échange signifie plus de liberté et plus de prospérité.

 

Merci beaucoup. Je serai heureux de répondre aux questions.

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