Maxime Bernier FR

Une politique d’immigration pour répondre aux besoins économiques du Canada - Maxime Bernier FR

Une politique d’immigration pour répondre aux besoins économiques du Canada

L’immigration est devenue une question très controversée en politique. Nous avons vu ces dernières années la montée de partis anti-immigration en Europe. Elle a occupé une place importante aux élections présidentielles américaines. Elle fait aussi parti du débat dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Le Canada a toujours été un pays largement ouvert à l’immigration, en raison de son large territoire et de sa relative jeunesse. Je crois que dans l’ensemble, notre politique d’immigration a été très fructueuse. Mais nous ne sommes pas à l’abri des conflits et des tensions sociales qui se produisent ailleurs.

Nous pouvons éviter ces tensions si nous nous éloignons des extrêmes idéologiques et revenons à un principe fondamental : l’objectif primordial de la politique d’immigration du Canada doit être de répondre aux besoins économiques de notre pays.

En particulier, elle doit répondre aux besoins des secteurs où il existe une pénurie de main-d’œuvre spécialisées et, plus généralement, contribuer à augmenter le nombre de jeunes travailleurs dans une société qui vieillit rapidement.

Trop peu d’immigration signifie que nous n’obtiendrons pas autant de ces avantages économiques que nous le pourrions. Mais trop d’immigration comporte aussi des dangers.

Notre politique d’immigration ne devrait pas viser à changer de force le caractère culturel et le tissu social du Canada, comme le souhaitent les partisans radicaux du multiculturalisme. La grande majorité des Canadiens s’attendent à ce que les immigrants apprennent notre histoire et notre culture, maîtrisent l’une de nos langues officielles et adoptent des valeurs canadiennes largement partagées telles que l’égalité des hommes et des femmes, la tolérance envers la diversité et le respect des lois canadiennes. 

On s’attend à ce que les immigrants s’intègrent à notre société, et non pas qu’ils vivent dans des ghettos et essaient de reproduire le mode de vie de leur pays d’origine au Canada.

Bien sûr, la société canadienne est également transformée par l’immigration, comme elle l’a été depuis des siècles. Mais cela doit être fait de manière organique et progressive. Quand cela arrive trop vite, ça crée des tensions et des conflits sociaux, et provoque un contrecoup politique, comme on le voit aujourd’hui dans plusieurs pays.

C’est pourquoi je m’oppose à l’augmentation de l’apport annuel d’immigrants de 250 000 à 300 000, comme le gouvernement libéral l’a annoncé.

Je suis encore plus opposé à la proposition faite il y a quelques mois par le conseil consultatif du gouvernement de l’augmenter à 450 000, une mesure qui pourrait être adoptée dans l’avenir, a indiqué le ministre libéral de l’Immigration, John McCallum. 

À un niveau trop élevé, l’immigration cesse d’être un outil qui profite aux Canadiens et constitue plutôt un fardeau. Elle devient essentiellement une politique d’ingénierie sociale à des fins idéologiques.

Sur la base de ces principes, voici les politiques générales que je compte poursuivre si je deviens chef du Parti conservateur du Canada puis premier ministre.

Étant donné que l’objectif principal de l’immigration est de répondre aux besoins économiques du Canada, je ramènerais le nombre de 300 000 à 250 000, comme c’était le cas en moyenne sous le gouvernement Harper.

Je simplifierai le processus d’embauche de travailleurs spécialisés à l’étranger. Je mettrai un peu plus l’accent sur l’immigration économique et réduirai légèrement l’apport des catégories de regroupement familial et de réfugiés.

Il est important que les nouveaux Canadiens puissent être réunifiés avec leur famille. Cet objectif compte déjà pour une grande partie de notre politique d’immigration et continuera de l’être. Le Canada doit aussi contribuer sa part en accueillant les réfugiés provenant des pays où il y a des conflits. Mais ces deux catégories d’immigration apportent moins d’avantages économiques au Canada que la catégorie d’immigrant économique. Accueillir les réfugiés est en fait très coûteux.

Pour assurer notre sécurité, j’augmenterai les ressources du SCRS, de la GRC et du ministère de l’Immigration et de la Citoyenneté pour faire les vérifications d’antécédents judiciaires sur toutes les catégories d’immigrants, y compris plus d’entrevues en personne si nécessaire.

Et finalement, nous cesserons de nous fier aux Nations Unies pour la sélection des réfugiés. Les groupes de la société civile qui travaillent sur le terrain ont une meilleure idée de qui pourrait s’intégrer avec succès au Canada qu’une grosse bureaucratie internationale. Nous devrions plutôt compter sur le parrainage privé, y compris le parrainage par des organisations confessionnelles, que les libéraux limitent grandement pour faire place à un parrainage gouvernemental mal adapté aux besoins.

Ma campagne est basée sur le libre marché et les principes de gouvernement plus petit. Je m’oppose aux politiques de gros gouvernement interventionniste dans toutes les sphères d’activité.

Empêcher nos entreprises d’embaucher la main-d’œuvre immigrante dont elles ont besoin avec trop de réglementations et de paperasse est une politique de gros gouvernement interventionniste. À l’autre extrême, une immigration de masse qui crée des tensions sociales et qui n’est pas dans l’intérêt des Canadiens est aussi une politique de gros gouvernement interventionniste. Un gouvernement sous mon leadership trouvera l’équilibre approprié pour libérer le potentiel économique du Canada.

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